Théodore Gouvy, musicien lorrain né en Sarre en 1819 et mort en 1898) était fêté dimanche à la Scuola Grande di San Rocco, avec sa première symphonie écrite en 1850. C'était l’Orchestre national de Lorraine qui opérait pour le plus grand bonheur d'un public ravi d'entendre l'une des quelques 300 œuvres que ce musicien a composées, dont son fameux requiem joué dans le monde entier.
.
."Si on choisit de faire une année Gouvy, c’est parce qu’il le mérite", résume Alexandre Dratwicki, le pétulant directeur du Palazzetto Bru Zane. Ouvert en octobre 2009, la fondation dont Tramezzinimag a déjà parlé à plusieurs reprises, s’est fixée pour objectif de faire redécouvrir la musique romantique française de l’époque de Louis XVI à la Première Guerre mondiale. Elle effectue un travail de recherche qui fait référence dans le monde entier. Depuis sa création, la fondation lancé son propre festival de musique romantique française, mettant chaque année un compositeur différent à l’honneur. Depuis le 20 avril et jusqu’au 31 mai, le lorrain Gouvy occupe la vedette au palazzetto Bru-Zane sous le titre Théodore Gouvy, entre la France et l'Allemagne. "Nous n’avons pas proposé de jouer Gouvy seul. Il y a dans chaque programme Gouvy et Schubert, Berlioz ou Wagner parce que nous sommes persuadés qu’on peut le confronter aux grands compositeurs", poursuit le directeur. Une œuvre de qualité parmi lesquelles cette première symphonie qui peut s'inscrire sans complexe parmi les grandes œuvres de cette époque, comme le souligne le maestro Jacques Mercier, qui dirige l'Orchestre National de Lorraine : " Cette Symphonie est bien calibrée et il n’y a rien à redire sur son orchestration."
.
..A la fois français et prussien, Gouvy est fort d’une double culture : tout son art s’en ressent. Né dans l’actuelle Sarre en 1819, peu après la chute de l’Empire et le redécoupage des frontières qui s’ensuivit, il se forme auprès de Zimmerman, Eckert et Elwart puis complète ses études en Italie. Alors que le wagnérisme règne partout en Europe, le compositeur franco-allemand propose un "germanisme" modéré et composera des pages qui ravivent l’esthétique de Mendelssohn et de Schumann, colorée d’effluves brahmsiens. Largement reconnu de chaque côté du Rhin (il fut membre correspondant de l’Académie royale de Berlin et de l’Académie des beaux-arts de Paris), il souffrit cependant de sa situation d’étranger, qui l’empêcha de bénéficier des réseaux officiels même après sa naturalisation française en 1851. Si son œuvre est largement dominée par la musique de chambre (en partie inédite jusqu’à très récemment), on lui doit également de nombreuses compositions orchestrales et religieuses, dont son fameux Requiem, ainsi que plusieurs ouvrages dramatiques.
Toujours dans le cadre de ce festival, le public se pressera mercredi 22 mai, au Palazzetto Bru-Zane, pour entendre le Quatuor Cambini-Paris, qui présentera trois quatuors du compositeur et samedi 25 mai, ce seront Claire Désert et Françoise Gneri avec notamment une Sérénade vénitienne pour alto et piano.
."Si on choisit de faire une année Gouvy, c’est parce qu’il le mérite", résume Alexandre Dratwicki, le pétulant directeur du Palazzetto Bru Zane. Ouvert en octobre 2009, la fondation dont Tramezzinimag a déjà parlé à plusieurs reprises, s’est fixée pour objectif de faire redécouvrir la musique romantique française de l’époque de Louis XVI à la Première Guerre mondiale. Elle effectue un travail de recherche qui fait référence dans le monde entier. Depuis sa création, la fondation lancé son propre festival de musique romantique française, mettant chaque année un compositeur différent à l’honneur. Depuis le 20 avril et jusqu’au 31 mai, le lorrain Gouvy occupe la vedette au palazzetto Bru-Zane sous le titre Théodore Gouvy, entre la France et l'Allemagne. "Nous n’avons pas proposé de jouer Gouvy seul. Il y a dans chaque programme Gouvy et Schubert, Berlioz ou Wagner parce que nous sommes persuadés qu’on peut le confronter aux grands compositeurs", poursuit le directeur. Une œuvre de qualité parmi lesquelles cette première symphonie qui peut s'inscrire sans complexe parmi les grandes œuvres de cette époque, comme le souligne le maestro Jacques Mercier, qui dirige l'Orchestre National de Lorraine : " Cette Symphonie est bien calibrée et il n’y a rien à redire sur son orchestration."
.
Toujours dans le cadre de ce festival, le public se pressera mercredi 22 mai, au Palazzetto Bru-Zane, pour entendre le Quatuor Cambini-Paris, qui présentera trois quatuors du compositeur et samedi 25 mai, ce seront Claire Désert et Françoise Gneri avec notamment une Sérénade vénitienne pour alto et piano.










.jpg)





