8 décembre 2014

Quand dehors, le froid se répand et qu'il faut allumer les lampe

..Quand dehors, le froid se répand et qu'il faut allumer les lampes, le bonheur est grand de pouvoir se lover dans un fauteuil confortable, près d'un feu de bois, une tasse de thé bouillant à portée et des livres. L'hiver est la saison de l'introspection et le retour sur soi trouve son compte dans ce ralentissement des mouvements et de la pensée. Remettre une bûche dans l'âtre, attiser les braises. Tirer une bouffée de la vieille pipe et mettre de la musique. 
..Belle expression qui me fait sourire à chaque fois que je l'emploie. Je mets mes chaussures crie le loup de la comptine aux enfants délicieusement effrayés, je mets de la musique et mon corps se détend d'avance comme par enchantement. C'est peut-être cela la Joie dont parlent les bouddhistes comme un remède à notre incomplétude. L'ego laissé à ceux qui dehors continuent de courir, la tendance de mon cœur est à la méditation. Un paisible retour sur soi et le thé qui fume dans la tasse. Et de la lecture.
..Aujourd'hui, ce seront Les Cantos du grand Ezra Pound. Le livre posé sur un bras du fauteuil semble retenu par le chat qui ronronne en somnolant sur une page trop compliquée pour sa simplicité de chat. Et cette belle prière magnifiée par Mozart dans un offertoire composé en 1775, ce Sub Tuum Praesidium que j'ai eu le bonheur d'entendre chanté par Max Emmanuel Cencik, alors jeune soprano soliste des petits chanteurs de Vienne, dont j'ai retrouvé des images.


..Bien que je l'aie certainement croisé à Venise, je ne me souviens pas d'Ezra Pound disparu en 1972. En revanche le souvenir de mes rencontres avec Olga Rudge est très présent dans mon souvenir. C'est à Dachine Rainer que je dois d'avoir pu pénétrer dans la petite maison du poète. A ce que j'ai vu et entendu se mêlent les propos et les explications volubiles de la dame américaine très proche du couple Pound-Rudge et qui a beaucoup correspondu avec l'auteur des Cantos qu'elle fit libérer de l'hôpital psychiatrique où le gouvernement américain l'avait fait interné après son procès. La lecture des Cantos est un moment important pour l'amoureux des mots. Comme devrait l'être la découverte de Ulysse de James Joyce ou des Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar.

Petits vénitiens, été de la saint Martin.


7 décembre 2014

Des milliers de gondoliers



..Philippe de Commynes raconte dans sa chronique qu'il y avait lors de son séjour à Venise environ trente mille gondoles. C'était l'époque des galères et autres embarcations à rames, ce qui donnait aux hommes des milieux pauvres de la République de nombreuses possibilités : bon nombre de vénitiens exerçaient ainsi le métier de rameur ou de gondolier.
..La profession était héréditaire et tenue en grand honneur parmi les classes populaires. On la considérait comme l'école et la retraite de la puissante marine vénitienne dont les exploits permirent de baptiser la république de Saint-Marc, la Dominante. 

..Une très grande variété de costumes se montrait chez les gondoliers. Il y avait ceux qui étaient au service d'une riche famille. En général, ils opéraient par deux, comme le montrent gravures et peintures, contrairement aux barques publiques, qui n'avaient qu'un rameur. La livrée des gondoliers des puissantes maisons patriciennes fut longtemps riche et élégante, du moins pour le goût de l'époque. Le Sénat ayant décidé un jour de mettre un terme à la surenchère qui poussait les plus riches vénitiens à faire décorer somptueusement leurs gondoles, ces tenues devinrent le seul débordement autorisé d'extravagance. Les nouveaux riches, et cela est de tout temps, aiment à faire la roue...
..Ceux qui exerçaient la même profession sans pour autant appartenir aux grandes maisons, qui louaient leur service à la course, ou à la journée formait deux catégories qui se distinguaient par la couleur de leur vareuse : les Nicolotti étaient vêtus de couleurs sombre, marron ou noir et les Castellani de rouge. Leurs noms proviennent des quartiers de la ville où ils résidaient, les premiers de la rive droite et les autres de la rive gauche du Canalazzo. ..C'est de leur rivalité, qui remonte aux premiers temps de la République, qu'est née cette opposition qui perdura jusqu'au milieu du XIXe siècle et que des artistes ont immortalisé dans leurs peintures (Cf. les scènes de la vie vénitienne de Giuseppe Bella à la Querini-Stampalia). 

..La lutte était permanente entre ces deux factions et il était parfois dangereux d'être passager d'une gondole de l'une ou l'autre des factions car les gondoliers n'hésitaient pas à faire chavirer leur adversaire pour peu qu'une vendetta personnelle s'ajoute à la traditionnelle animosité. On trouve dans les archives de la République, plusieurs mains courantes racontant des scènes qui pourraient faire rire si certaines ne s'étaient pas soldées par la noyade d'innocents passagers. Le Sénat mit un terme à ces exactions selon ses usages : coupables démembrés et décapités ou pendus, gondoles brûlées et familles bannies selon la gravité de l'affaire et le rang des victimes.


..La gravure du peintre et illustrateur français Stéphane Baron (183-1921) montre assez fidèlement ces tenues qu'on a peine à imaginer aujourd'hui. Les deux figures du milieu (n° 3 et 4) sont tirées des illustration du fameux ouvrage de Ludovico Menin, Il Costume di tutte le Nazioni e di tutti i Tempi descritto ed illustrato, paru à Padoue en 1833. Les deux gondoliers sont en tenue ordinaire. Nous sommes au XVe siècle. Ils portent chacun un bonnet enveloppant toute la tête. le premier est vêtu d'un surcot vert orné d'un capuchon en drap rouge foncé. ceinture et sacoche de cuir et poignard. Chausses de couleur foncée et souliers de cuir souple. Le second, porte en plus du bonnet, une jugulaire terminée en pointes avec des glands et deux plumes sur le côté. Il a un corselet de cuir cintré à la taille par une ceinture. ses chausses sont de deux couleurs, blanche sur la partie antérieure des jambes et rouges sur la partie postérieure.

..Lorsqu'il y a deux gondoliers, celui qui se trouve à la proue appuie sa rame sur le tranchant d'une pièce de bois placée sur le côté gauche, plus haute que le bord de l'embarcation et échancrée en pour y loger le manche de la rame. La gravure le montre bien avec cette poésie propre aux descriptions des choses réelles du quotidien de l'école vénitienne. Le deuxième gondolier se tient debout sur la poupe afin de voir la proue au-dessus du felze, la partie couverte de la gondole, appelée aussi la caponera puisqu'elle était faite d'une armature de bois tendue d'une bâche de toile enduite ou de cuir noir, où s'installaient les passagers à l'abri du vent et de la pluie mais aussi des indiscrétions. Le second gondolier rame du côté droit, établissant ainsi un savant équilibre qui permet à la barque de glisser littéralement sur l'eau sans aucun a-coup.

..Que dire d'autre sur les gondoles et les gondoliers ? Que le fer en croissant à sept dents n'apparait qu'au XVIe siècle et que personne n'est vraiment d'accord sur sa signification. Dans les anciennes gondoles comme celle qui se trouve représentée dans l'illustration ci-dessus, un petit tapis blanc est attaché à la proue par deux cordons de passementerie et couvre tout le fond du bateau.

..Les numéros 1, 2, 5 et 6 présentent des exemplaires de costumes d'apparat. Les lecteurs de Tramezzinimag auront reconnu des figures peintes par Carpaccio dans le cycle de Sainte Ursule entre autres, conservé à l'Accademia. Le premier porte ce qui semble être une livrée. C'est un nègre comme on disait couramment avant que les mots soient considérés comme porteurs de discrimination et connotés comme jargonnent aujourd'hui nos élites. Il y en avait fréquemment au service des familles patriciennes de l'époque comme il y en aura un peu plus tard dans les cours européennes et ce jusqu'aux quinze premières années du XIXe siècle.

..Pour les amateurs de costume - et ils sont nombreux depuis que le travestissement du carnaval occupe de nouveau de nombreuses personnes avec la réinvention du carnaval dans les années 80 - le nègre porte un bonnet rouge, certainement de velours de soie, une cotte de satin. Le pourpoint est en velours rehaussé de parements de soie jaune. Les brassards sont de la même couleur que le pourpoint. On voit les manches de la chemise qui bouillonnent. A cela s'ajoute une ceinture de cuir, des hauts-de-chausses de velours et des bas-de-chausses de soie bariolée. Ce bariolage dont la mode venait de l'Europe du Nord (on en retrouve de nombreuses illustrations dans la peinture allemande de l'époque) n'était pas le fait d'un tissu polychrome mais de la juxtaposition de bandes de drap de différentes couleurs. On notera le raffinement de la tenue qui se complète par les chaussures de même nuance que le bonnet le pourpoint. le gondolier de la figure n°2 porte une bien belle plume rouge sur son bonnet. . Son pourpoint de satin dont les ouvertures traversées par des aiguillettes, laissent apparaître le bouffant d'une ample chemise pour faciliter les gestes du rameur. Hauts-de-chausses rayé rouge. Qui saura jamais à quelle famille cet homme appartenait  et que fut son histoire ? Encore un berretino rouge pour le gondolier de la figure n°5. 


..Mais revenons au mode de vogare. Le gondolier de poupe ne godille pas comme on le lit trop souvent dans des descriptions profanes. Contrairement au rameur de proue qui imprime  à son aviron un mouvement en huit ou plus précisément qui dessine une queue de poisson comme en font les enfants pour le 1er avril (ce que fait le gondolier aux longs cheveux de la figure n°5), le rameur de poppa pagaye littéralement, c'est à dire que son aviron lui sert simultanément de rame pour faire avancer la gondole et de gouvernail pour la diriger.On voit bien ici la forme caractéristique en bois sur laquelle le gondolier appuie sa rame.


6 décembre 2014

Train de nuit

"Venise n’est pas une ville mais la représentation d’une ville. Et de même qu’au théâtre italien tout le dispositif pivote non sur la scène ou la salle mais sur la rampe qui les sépare, car s’il y avait plain-pied il n’y aurait pas spectacle, le décisif de Venise n’est pas Venise mais la lagune qui la sépare du monde profane, utilitaire et intéressé. Cette tranche d’eau fait office de "coupure sémiotique". Pourquoi l’initié de Venise proscrit-il l’avion au catéchumène ? Parce que, parachuté au milieu de la scène sans s’être donné préalablement la peine d’y monter, ce dernier se priverait en partie (car heureusement il y a du bateau entre l’aéroport Marco Polo et le cœur urbain) de la jouissance du franchissement, de la transgression de frontière (que les plus exaltés transforment en sécession mystique d’avec l’immonde extérieur)."
Ce texte de Régis Debray, extrait de son pamphlet Contre Venise, paru en 1995 chez Gallimard, a suscité bien des polémiques lors de sa parution. Il comporte pourtant de jolies réflexions et déballe crument quelques vérités fortes. Je ne sais plus où a été pris ce commentaire de Paul Klein sur l'ouvrage que j'ai recopié un jour dans mes carnets : 
Toujours ramener l'inconnu au connu et parcourir le monde en touriste, en n'éprouvant jamais le sentiment de sa propre étrangeté, voilà sans doute l'une des définitions possibles de la bêtise. Venise, en ce sens, est la capitale de l'idiotie quand elle cesse de surprendre et suscite l'ébahissement obligé. Lieu commun du consumérisme, rond-point de tous les clichés, l'admirable Venise devient désolante dès lors que sa grâce légendaire se consume dans le spectacle apprêté de son propre prestige. Avec une mauvaise humeur revigorante, Régis Debray se laisse ici aller au plaisir du paradoxe. Fruit d'un dandysme sans concession habilement déguisé en coup de gueule intempestif, ce petit livre alerte du plus "mécontemporain" des philosophes français cherche à nous dérouter pour mieux nous extraire des sentiers battus du voyage organisé. Un antidote à prescrire absolument à tous ceux qui ne voyagent jamais sans prospectus à la main, comme pour mieux vérifier la conformité du monde à leur guide.

..Laissons-donc les prospectus nous tomber des mains et visitons la vraie Venise avec lucidité, sans subterfuge ni aprioris. Pour commencer, ces lignes de Debray sont pleines de vérité. Ne jamais arriver à Venise en avion. Même en prenant le bateau pour quitter l'aéroport et atteindre le centre historique, l'arrivée en avion est une aberration. On pourra souligner que de jour l'approche des pistes en journée permet de découvrir la ville dans sa totalité et la vue est admirable à travers les nuages. On pourra aussi rappeler que le temps aujourd'hui est un luxe et que venir vers la sérénissime en bateau - la meilleure arrivée pour découvrir la cité des doges - ou en train nécessité d'avoir du temps devant soi alors qu'avec l'avion un aller-retour avec un séjour d'un ou deux jours est tout à fait envisageable... On ne soulignera jamais assez l'idée que le voyage n'est pas seulement le point de destination, mais le trajet lui-même. plus il est long, mieux se conditionnent notre esprit et notre âme. Pour ma part, je ne vais jamais à Venise que par le train de nuit. Parce que mon plaisir commence avec la préparation des bagages, puis le trajet, sa longueur, son ennui aussi parfois et le bonheur d'une nuit bercée par le rythme des wagons glissant sur les rails, le long silence au milieu de nulle part quand le train s'arrête - aux environs de  Domodossola je crois. 

..Étudiant, je quittais mes amis, ma mère, notre chat et ma chère maison pour Venise via le Bordeaux-Vintimille qui s'ébranlait aux alentours de 23 heures, si ma mémoire est bonne. Couchette ou wagon-lit, la nuit était douce en dépit des nombreuses stations nocturnes, du vacarme que faisait les soldats de retour de permission. Nous arrivions à Nice pour le petit-déjeuner puis c'était la frontière. le train s'arrêtait plus d'une heure. Mon wagon le plus souvent allait jusqu'à Venise voire même à Trieste. J'avais pris l'habitude de descendre fumer une cigarette et prendre un café en face de la gare de Vintimille. Les contrôleurs me connaissaient tant je faisais souvent le voyage. Une expédition ! Le train arrivait à Santa Lucia vers 20 heures... Presque vingt quatre heures de voyage. Un bonheur. De quoi s'habiller le cœur et se préparer aux découvertes du séjour, opérer une véritable césure entre la vie courante, les jours ordinaires et Le voyage. Rien à voir avec ces escapades exprès dont on se satisfait goulûment de nos jours, comme du temps volé aux nécessités de la vie moderne et à nos obligations, sordides concessions au système...

2 décembre 2014

Lieux de vie à Venise (1) : Da Codroma


J'entends déjà certains de mes amis vénitiens de sang ou d'adoption s'écrier : "enfer et damnation, Tramezzinimag trahit nos secrets et bientôt les derniers lieux que les hordes n'ont pas encore envahi vont être vite investis et dénaturés". Ils savent pourtant ma détermination à lutter, avec le peu de moyens qui sont en ma possession, contre la disneylandisation du monde en général et de Venise en particulier. Avant tout de Venise il est vrai. Pourtant, j'aimerai vous présenter quelques uns des lieux où grouille encore - mais pour combien de temps - l'âme de Venise, où la mondialisation, l'internationalisation et l'uniformisation qui va avec n'ont encore aucune prise. Da Combrora est un de ces endroits qui sentent encore bon les parfums de l'authentique vie vénitienne, celle d'avant l'Europe des bureaucrates, des maxi navi et du tourisme de masse, quand Venise était encore vénitienne et grouillait de vie comme n'importe quelle autre agglomération.

..Le film ci-dessous n'est pas d'une grande qualité, et il date un peu mais il rend parfaitement l'ambiance de ces bacari qui pullulaient à mon époque dans chacun des quartiers de la Sérénissime. certains étaient déjà connus des touristes mais il s'agissait de vrais voyageurs qui aimaient d'instinct à se fondre dans la vie locale et se faisaient le plus discrets possibles pour avoir une chance d'être assimilés et reçus avec l'amicale simplicité des vénitiens d'alors. Sans pour autant faire l'effort de parler en italien, les gens apostrophaient souvent en dialecte ces étrangers sympathiques qui semblaient surtout ne pas vouloir déranger. Un ou deux verres pris en commun et la glace fondait, on repartait charmés et un peu étourdis par tant de simplicité et avec la certitude de s'être fait de nouveaux amis. Avec le bonheur d'avoir la clé d'une maison vénitienne dans la poche, ce sentiment est le plus précieux bonheur qui puisse nous être donné quand on souhaite devenir ce bon vénitien dont a si bien parlé Henri de Régnier en son temps...


..On doit ce lieu au sympathique Alfonso Sara, grand amateur de backgammon (un champion même qui a longtemps présidé la section vénitienne de la fédération italienne de ce jeu), qui l'a ouvert dans les années 80 avec son acolyte Tony, "tendance vogliamo vivere al paese" comme l'écrivait la journalistes Luciana Borsati. L'osteria est restée longtemps un lieu à l'abri des modes et les vénitiens ne s'y sont jamais trompés qui continuent de fréquenter la salle chaleureuse avec ses tables de bois ciré. Beaucoup de voisins s'y retrouvent pour un verre et des ciccheti, les ménagères au retour du marché, les étudiants et leurs professeurs, des retraités... Relativement à l'écart des itinéraires fréquentés par les touristes, l’établissement conserve encore aujourd'hui son authenticité. Ne le dites pas à tout le monde, de grâce.


..Il y a encore peu de temps, on ressortait de Codroma aussi parfumé qu'un beignet de Mozzarella in carrozza ou qu'un plat de fritture di pesce. Désormais, l'odeur de friture n'est plus de mise mais l'ambiance reste la même. En fait, la cuisine n'est plus située dans une salle derrière la porte qu'on aperçoit au fond, mais de l'autre côté du sottoportego. Quand il fait beau, on peut s'installer dehors, sur une des tables au bord du canal, mais le mieux est de s'installer dedans, à la même table que des inconnus (et si possible des vénitiens). L'addition n'est vraiment pas salée, et ce que l'on vous servira toujours délicieux. Notamment les ciccheti ! Un spritz et une tartine de baccalà, et vous verrez que le lieu est un petit bonheur et que tout n'est pas perdu à Venise, en dépit des verreries de Murano et des masques typiques du carnaval Made in China. L'ambiance est rustique, les lumières agréablement tamisées, l'atmosphère paisible et l'accueil chaleureux. Vous croiserez des petites vieilles avec leur caddy (fondamental à Venise) et des messieurs qui discutent et plaisantent en dialecte. Tout le monde se connait et on vous traitera comme on le faisait autrefois partout à Venise, avec gentillesse et simplicité. Bien sûr n'y venez pas à cinquante pour réclamer du Coca Cola et de la pizza genovese en caoutchouc !


..Vous vous régalerez, c'est garanti. les portions sont généreuses, le choix abondant et les vins - depuis le vin rouge de la maison servi en carafe jusqu'aux blancs raffinés du Veneto - délicieux. On y trouve les plats traditionnels de la cuisine vénitienne. mais ce qu'il y a de meilleur, selon moi, ce sont les ciccheti : Anchois marinés, seiches, et surtout les sarde in saor, parmi les meilleures que j'ai jamais mangé dans un restaurant et les tartines de baccalà. Il y a souvent beaucoup de monde mais peu importe, l'ambiance y est tellement agréable qu'on se sent vite chez soi.

..L'Osteria da Codroma est ouverte tous les jours sauf le dimanche mais il faut être vigilant : on a parfois la mauvaise surprise de trouver les lieux fermés à midi ou le soir. sans raison apparente. Le mieux est de vérifier en téléphonant au 041 524 67 89.

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